Récit captivant : l’odyssée à travers l’ascension du Mont Cameroun

Cet article a été généré par intelligence artificielle et publié sans révision humaine approfondie.

En bref

  • Le Mont Cameroun, volcan actif du Sud-Ouest camerounais, culmine à 4 096 mètres et impose une préparation physique suivie.
  • L’ascension classique depuis Buéa traverse forêt tropicale, prairies d’altitude, cendres volcaniques et cratères avant le sommet.
  • Un trek de trois jours exige une logistique précise, un porteur déclaré, un guide local et une vigilance renforcée sur les conditions météo.
  • La descente par Man Spring vers Limbé révèle un autre versant, plus instable et plus minéral, jusqu’aux abords des plages de sable noir.

Ascension du Mont Cameroun et préparation physique avant le départ

Le Mont Cameroun n’est pas une montagne à aborder comme une randonnée de week-end. Ce volcan, parfois nommé le « Char des dieux », domine la région du Sud-Ouest et figure parmi les grands sommets du continent africain. Son altitude de 4 096 mètres ne raconte pourtant qu’une partie de l’effort. La chaleur humide du départ, le dénivelé, les pentes raides et les roches instables transforment cette aventure en véritable odyssée physique.

Le récit captivant de cette ascension commence bien avant le premier pas sur le sentier. Les élèves du lycée français Dominique Savio de Douala suivent traditionnellement une sélection étalée sur environ deux mois. L’objectif n’est pas de désigner les plus rapides, mais de vérifier la régularité. Une personne capable de s’entraîner chaque semaine, de marcher plusieurs heures et de récupérer correctement après l’effort aura davantage de chances de profiter du paysage sans mettre le groupe en difficulté.

Une préparation utile associe marche active, escaliers, renforcement des cuisses et travail d’endurance. Deux séances cardio de 45 à 60 minutes par semaine pendant huit semaines donnent une base plus réaliste qu’un entraînement intense lancé quelques jours avant le départ. Les descentes fatiguent les genoux autant que les montées fatiguent les mollets. Travailler l’équilibre sur terrain irrégulier et apprendre à utiliser des bâtons peut éviter une chute banale sur les pentes de scories.

Un sac limité à 15 kilogrammes et un porteur identifié

Le matériel conditionne directement la qualité de l’exploration. Dans ce type d’expédition scolaire ou encadrée, le sac principal ne doit pas dépasser 15 kilogrammes. Il contient en général un sac de couchage, une veste chaude, un bonnet, des gants, des vêtements secs, des produits de toilette, de la crème solaire, du pain, des barres de céréales et une réserve d’eau. Les six bouteilles de 1,5 litre souvent prévues représentent déjà 9 kilogrammes. Cette masse explique pourquoi l’eau doit être répartie intelligemment et complétée selon l’organisation du trek.

Le porteur transporte le sac confié par le marcheur, mais cela ne dispense pas de garder sur soi une petite réserve accessible. Une gourde, une veste imperméable, un encas énergétique, une lampe frontale, les documents personnels et une trousse de premiers secours légère restent dans un petit sac de journée. Confier aveuglément tous ses vêtements chauds au porteur est une mauvaise décision lorsque la météo se ferme ou qu’un groupe se sépare temporairement.

Équipement Utilité sur le Mont Cameroun Erreur fréquente
Chaussures de marche montantes Stabiliser la cheville sur la cendre et les roches volcaniques Partir avec des chaussures neuves non rodées
Veste chaude et imperméable Gérer le froid d’altitude et les averses Se contenter d’un coupe-vent léger
Crème solaire et lunettes Limiter l’exposition sur les zones découvertes Penser que les nuages protègent complètement
Barres céréalières et aliments salés Maintenir l’apport énergétique pendant l’effort Attendre le repas du refuge pour s’alimenter

Le volcan reste actif et le climat change vite. La saison souvent privilégiée pour cette randonnée se situe entre décembre et février, période généralement moins arrosée que les mois les plus humides. Cela ne signifie pas qu’un ciel dégagé au départ garantit une journée sèche. Une averse peut rendre les rochers glissants, ralentir un groupe et refroidir un marcheur déjà fatigué.

Les visiteurs arrivant de l’étranger doivent traiter la préparation administrative avec le même sérieux que le matériel. Le visa camerounais est demandé avant le voyage via la plateforme eVisa compétente, tandis que le certificat international de vaccination contre la fièvre jaune est habituellement contrôlé à l’entrée du pays. Les ressortissants français doivent aussi consulter les consignes de sécurité actualisées pour la région du Sud-Ouest, car les conditions locales peuvent modifier un itinéraire ou imposer un accompagnement renforcé.

De Douala à Buéa, la logistique qui lance l’odyssée du Mont Cameroun

Le départ vers le Mont Cameroun se joue souvent avant l’aube. Pour un groupe venu de Douala, le rendez-vous peut être fixé à 5 h 30 afin de quitter la ville autour de 6 h. Buéa se trouve au pied du massif, mais la durée réelle du trajet dépend de la circulation, de l’état de la route et des contrôles éventuels. Compter mécaniquement une heure serait imprudent. Une marge d’au moins 90 minutes évite de commencer la marche dans la précipitation.

Buéa n’est pas seulement un point de passage. Cette ville d’altitude constitue la porte d’entrée habituelle du volcan, avec ses hébergements, ses guides et ses équipes de portage. La rencontre avec le porteur doit avoir lieu avant le départ sur le sentier. Chaque sac est pesé, identifié et présenté à la personne qui le suivra pendant plusieurs jours. Cette organisation limite les confusions lorsque plusieurs dizaines de personnes partent ensemble.

Le trek doit être lancé avec un guide local officiellement connu de l’organisation, car l’itinéraire, les refuges et les conditions de sécurité ne se gèrent pas seul sur ce massif. Un marcheur autonome habitué aux Alpes ou aux Pyrénées ne peut pas transposer ses repères sans adaptation. Ici, les sentiers passent vite d’une forêt dense à des espaces ouverts, sans la signalisation régulière d’un parc européen. La couverture téléphonique peut devenir irrégulière, surtout lorsque le relief masque les réseaux.

Des formalités simples en apparence, mais des documents à garder accessibles

Le passeport, le visa et le certificat de vaccination doivent rester protégés de l’humidité dans une pochette étanche. Une copie numérique hors ligne sur téléphone peut aider en cas de perte, mais elle ne remplace pas l’original. Pour un séjour touristique, l’autorisation d’entrée ne donne pas un droit automatique à exercer une activité rémunérée locale. Un voyageur venu pour marcher doit éviter toute confusion avec une mission professionnelle, du journalisme ou une activité de guide non autorisée.

Une assurance voyage couvrant le secours en montagne et l’évacuation médicale mérite une lecture ligne par ligne. Certaines polices couvrent les soins urgents mais excluent une activité au-dessus d’une certaine altitude, parfois 3 000 ou 4 000 mètres. D’autres acceptent la randonnée mais refusent les zones signalées comme sensibles par les autorités consulaires. Le contrat doit mentionner clairement le Cameroun et les activités de trekking prévues.

La dimension humaine compte beaucoup dans ce type d’aventure. Les porteurs connaissent la cadence des sentiers, les emplacements de bivouac et les changements de terrain. Leur travail ne doit pas être réduit à une simple prestation de bagagerie. Le poids du sac, la rémunération convenue, les repas et le respect de leur rythme doivent être établis avant le départ, sans négociation ambiguë une fois engagé sur la montagne.

Cette étape offre aussi l’occasion de découvrir Buéa, ville marquée par son passé colonial britannique, sa vie universitaire et l’ombre constante du volcan. Les visiteurs qui poursuivent leur séjour peuvent comparer cette expérience à d’autres destinations urbaines d’altitude ou de relief, comme celles décrites dans ce guide consacré aux quartiers et sites de Bogotá. La comparaison s’arrête vite sur le terrain, car Buéa ouvre directement sur une montagne volcanique active et beaucoup moins aménagée.

Le premier tronçon commence dans une végétation tropicale dense. L’air est lourd, les feuillages retiennent l’humidité et les jambes travaillent avant même que le dénivelé ne paraisse spectaculaire. Cette entrée en matière piège souvent les marcheurs pressés. Partir trop vite pour « gagner du temps » produit l’effet inverse. Le souffle s’emballe, l’eau disparaît trop tôt et la fatigue s’installe avant le premier refuge.

Une progression régulière permet d’atteindre le premier refuge autour de 1 830 mètres après environ deux heures de marche, selon la météo et le niveau collectif. La pause sert à manger, boire et attendre les personnes moins rapides. Elle rappelle qu’un groupe ne se mesure pas à la vitesse de sa tête de file, mais à la manière dont il maintient l’ensemble de ses membres dans de bonnes conditions.

La montée vers 2 780 mètres, entre forêt tropicale et pente volcanique

La forêt tropicale donne au début de l’ascension du Mont Cameroun une atmosphère presque trompeuse. Les arbres, les fougères et les plantes épaisses protègent du soleil direct, mais l’humidité rend l’effort plus lourd. Les vêtements restent humides, la peau se refroidit à l’arrêt et le sol peut devenir boueux. Cette première phase demande de boire régulièrement sans vider la réserve en une seule heure.

Le premier refuge, situé vers 1 830 mètres, marque une rupture utile. Il permet de reprendre des forces, mais il sert aussi à évaluer l’état réel du groupe. Une douleur aiguë au genou, des nausées persistantes, une fatigue inhabituelle ou des vertiges doivent être signalés immédiatement au guide. Forcer la montée parce que le sommet semble encore lointain expose à une situation bien plus complexe plusieurs heures plus tard, lorsque les options de retour deviennent limitées.

Après cette halte, le paysage s’ouvre et la pente se durcit nettement. Certains passages dépassent 50 % d’inclinaison. Les jambes travaillent alors par courtes séquences, avec des pas réduits et un rythme régulier. Faire de grandes enjambées sur une pente raide consomme trop vite l’énergie. La respiration doit rester suffisamment stable pour tenir une conversation courte. Si chaque phrase devient impossible, la cadence est trop élevée.

Le refuge de deuxième étape et la première nuit en altitude

Le deuxième refuge se situe aux environs de 2 780 mètres. Il faut souvent quatre à cinq heures de marche depuis le départ ou depuis les points de rassemblement du bas, selon le rythme du groupe et les pauses. Le terrain y offre des zones relativement planes pour les tentes, avec des abris rudimentaires en tôle permettant de se protéger d’une pluie soudaine. Il ne faut pas imaginer un refuge de haute montagne équipé de dortoirs chauffés, d’eau courante et de restauration.

La première nuit est un moment de bascule. La température chute, l’humidité peut pénétrer les équipements mal rangés et la fatigue transforme un geste simple en tâche laborieuse. Le sac de couchage doit être sorti avant la nuit, les vêtements secs doivent rester accessibles et les chaussures doivent être placées à l’abri. Un petit sac plastique étanche pour les chaussettes et l’électronique est souvent plus utile qu’un objet sophistiqué acheté sans connaître les réalités du bivouac.

Le repas du soir doit apporter des glucides, du sel et une hydratation suffisante. Une personne qui n’a plus faim après l’effort doit tout de même manger un peu, car le lendemain commence tôt et l’altitude réduit parfois l’appétit. L’alcool n’a pas sa place dans cette phase. Il favorise la déshydratation, perturbe le sommeil et masque des symptômes qui doivent être surveillés.

Les douleurs musculaires ne signifient pas automatiquement qu’il faut abandonner. En revanche, une confusion, un mal de tête sévère accompagné de vomissements, un essoufflement au repos ou une incapacité à marcher droit imposent une décision du guide. L’altitude de 2 780 mètres ne garantit pas un mal aigu des montagnes, mais elle exige de rester lucide. Le sommet n’est jamais une obligation contractuelle ou morale.

La nuit en tente révèle aussi la force collective de l’expérience. Le confort baisse, mais l’attention portée aux autres augmente. Une veste oubliée, une lampe sans piles ou une gourde vide deviennent des problèmes très concrets. L’aventure prend alors une dimension moins spectaculaire et plus vraie, faite de gestes partagés, de consignes écoutées et de matériel rangé avant que la pluie ou le froid ne compliquent tout.

Au matin, la vue peut s’ouvrir au-dessus d’une mer de nuages. Ce paysage ne doit pas provoquer une reprise désordonnée. Le petit déjeuner, le rangement de la tente et la vérification du contenu du sac suivent un ordre simple. Les marcheurs quittent le refuge avec l’idée réaliste que la journée mènera au sommet, mais que les derniers kilomètres seront les plus exigeants.

Atteindre le sommet du Mont Cameroun à 4 096 mètres

Le deuxième jour commence souvent avant le lever complet du soleil. Le camp se vide progressivement, les tentes sont pliées et les sacs rejoignent les porteurs. Les premiers kilomètres se déroulent dans une prairie d’altitude où le vent remplace peu à peu l’humidité de la forêt. Les paysages s’agrandissent, mais l’effort devient plus sensible car le corps évolue désormais à une altitude qui réduit la disponibilité de l’oxygène.

La marche jusqu’au troisième refuge demande environ trois heures dans de bonnes conditions. Situé vers 3 950 mètres, ce point de passage donne l’impression que le sommet est déjà gagné. Il ne reste pourtant qu’environ une heure de progression, parfois davantage si le vent souffle fort, si le sol est meuble ou si le groupe avance prudemment. Cette dernière estimation doit toujours rester souple. Sur une montagne volcanique, les « dernières minutes » ont une façon particulière de s’étirer.

Entre le troisième refuge et le sommet, la fatigue s’ajoute à l’altitude et les collines volcaniques cachent parfois le point culminant jusqu’aux derniers instants. Le décor change radicalement. La végétation se raréfie, les tons bruns, noirs et gris s’imposent, et la montagne prend une apparence lunaire. Le contraste avec la forêt humide du premier jour est spectaculaire. Cette diversité de paysage explique pourquoi le Mont Cameroun marque autant les marcheurs.

Le sommet et la discipline qui permet d’en redescendre

Le sommet à 4 096 mètres offre, lorsque le ciel est dégagé, une vision étendue sur les reliefs traversés. L’absence de pluie transforme ce moment en découverte rare. Les anciennes coulées, les reliefs de cendre et les variations de terrain apparaissent alors avec une netteté que les nuages effacent souvent. Le plaisir est réel, mais il doit rester encadré. On ne s’attarde pas longtemps au sommet si le vent se lève ou si la température baisse.

Les photographies font partie du souvenir, mais elles ne doivent pas désorganiser le groupe. Une pause courte, une hydratation, une couche chaude remise si nécessaire, puis le départ dans l’ordre fixé par les accompagnateurs permettent de conserver l’énergie pour la descente. Beaucoup de marcheurs commettent l’erreur de penser que la difficulté s’arrête au panneau du sommet. Les chutes surviennent fréquemment après ce point, lorsque l’euphorie relâche l’attention.

Le Mont Cameroun est aussi lié à une histoire sportive singulière. La Course de l’Espoir, épreuve annuelle organisée à Buéa, transforme ses flancs en terrain de compétition. Le format historique est souvent présenté comme une course d’environ 42 kilomètres, avec montée vers le sommet et retour. Les records cités dans les récits locaux, 3 h 46 pour Timothy Leku Lekunze chez les hommes et 5 h 20 pour Catherine Ngwang chez les femmes, donnent une mesure saisissante de la performance. Ils ne constituent en rien un rythme à imiter pour un trek encadré de trois jours.

La comparaison entre coureur et randonneur serait absurde si elle faisait oublier la différence de préparation. Les athlètes connaissent le terrain, suivent un entraînement spécifique et évoluent dans un dispositif de course. Le marcheur vise une progression durable, un bivouac sûr et une capacité à observer son environnement. Ce n’est pas un échec de monter lentement. Sur ce volcan, avancer sans se blesser permet de découvrir bien plus que de courir sans contrôle.

Les visiteurs sensibles à la culture urbaine peuvent prolonger ce regard sur le Cameroun par une halte à Douala ou Limbé. Les amateurs de grands contrastes géographiques retrouveront une autre lecture du voyage dans ce repérage des lieux à voir et quartiers de Bogotá, où relief, densité urbaine et climat imposent eux aussi une organisation concrète. Le Mont Cameroun, lui, rappelle que la découverte d’un pays commence parfois par la lenteur d’un sentier.

Descendre par Man Spring vers Limbé sans sous-estimer les roches volcaniques

La descente par Man Spring propose un itinéraire différent du retour par le même sentier. Elle conduit vers le versant de Limbé et donne accès à des panoramas plus minéraux avant le retour vers la forêt. Ce choix enrichit fortement l’exploration, mais il ne raccourcit pas l’effort. Les roches volcaniques instables exigent une concentration continue, surtout quand les jambes sont déjà marquées par la montée vers 4 096 mètres.

La technique de descente compte davantage que la vitesse. Le pied doit être posé avec précision, le regard doit anticiper deux ou trois appuis et les genoux doivent rester légèrement fléchis. Sur des gravillons ou des blocs mobiles, chercher à freiner brutalement peut provoquer une glissade. Des bâtons bien réglés réduisent la charge sur les articulations, à condition de ne pas s’y suspendre avec tout le poids du corps.

Les plaines de roches cèdent ensuite la place à des cratères qu’il faut contourner. Cette partie peut sembler stressante, car le relief expose les marcheurs et les repères ne sont pas toujours évidents. Le guide décide du passage. S’éloigner pour prendre une photo ou tester une trajectoire « plus directe » reste une erreur classique. Un volcan actif ne se lit pas comme un simple décor. Les zones fragiles, les traces de coulées et les changements du sol méritent une prudence stricte.

Le deuxième bivouac avant le retour au village

Après les secteurs les plus ouverts, une longue plaine demande encore plusieurs heures de marche avant l’entrée dans la forêt tropicale. La fatigue devient alors moins spectaculaire mais plus profonde. Les épaules se raidissent, les orteils souffrent du frottement dans les chaussures et les erreurs d’hydratation du matin se paient dans l’après-midi. Boire par petites quantités et manger régulièrement protège davantage qu’une grande pause tardive.

Le second camp s’établit généralement près de la forêt. Le montage des tentes doit rester collectif, même lorsque chacun ne pense plus qu’à s’allonger. Une pluie nocturne transforme rapidement une tente mal fermée en problème majeur. Les affaires sèches doivent être séparées du linge humide, les déchets doivent être regroupés et redescendus, et les restes de nourriture doivent être rangés loin des zones de couchage selon les instructions des accompagnateurs.

La descente réclame le même niveau de vigilance que l’ascension, car une cheville foulée sur les roches instables compromet tout le retour du groupe. Cette réalité justifie une cadence moins rapide qu’attendue. La montagne ne récompense pas la précipitation. Elle laisse plus volontiers le souvenir d’un chemin maîtrisé, d’une entraide discrète et d’un cratère contourné sans prise de risque.

Le dernier matin, la marche dans la forêt ramène progressivement vers les zones habitées. L’ombre des arbres, les bruits d’oiseaux et la présence végétale contrastent avec le silence minéral du sommet. L’arrivée dans un petit village, puis l’attente du bus, produisent souvent une sensation étrange. Le groupe retrouve les routes, les téléphones et les horaires après avoir vécu plusieurs jours réglés sur la météo, les étapes et l’état des jambes.

Cette transition vers Limbé ouvre un autre visage du Sud-Ouest camerounais. Les plages de sable noir rappellent l’origine volcanique du territoire, tandis que la végétation côtière annonce le golfe de Guinée. Prévoir une nuit supplémentaire à proximité après la descente reste souvent raisonnable. Reprendre immédiatement un long trajet routier après trois jours de marche peut être inconfortable, particulièrement pour les voyageurs qui ont sous-estimé les douleurs musculaires ou la fatigue liée au manque de sommeil.

Le retour matériel mérite aussi une attention concrète. Les chaussures doivent être séchées, les ampoules désinfectées et les vêtements lavés rapidement pour éviter moisissures et odeurs tenaces. Les photographies peuvent attendre quelques heures. Les documents de voyage, l’argent et le téléphone doivent être vérifiés dès le retour au véhicule, avant qu’un objet oublié dans une tente ou chez un porteur ne devienne impossible à retrouver.

Course de l’Espoir et découverte responsable autour du Char des dieux

Le Mont Cameroun ne se résume pas à un sommet. Chaque année, la Course de l’Espoir rassemble des coureurs à Buéa autour d’une tradition sportive devenue un marqueur culturel fort. L’épreuve donne une autre dimension au volcan, à la fois lieu de vie, symbole régional et terrain de dépassement. En 2026, elle attire toujours l’attention par la résistance physique qu’elle exige et par la place qu’elle occupe dans le calendrier local.

Le trek de trois jours et la course ne s’adressent pas au même public. La première formule permet une approche progressive du relief, des refuges et des écosystèmes. La seconde suppose une préparation d’athlète, une inscription dans le cadre officiel de l’événement et une connaissance précise des règles imposées par les organisateurs. Un voyageur ne doit pas débarquer à Buéa en pensant rejoindre une compétition sur simple décision de dernière minute.

Le respect du territoire doit s’exprimer par des gestes très concrets. Les déchets plastiques, les emballages de barres énergétiques et les bouteilles vides doivent repartir avec le groupe. Les refuges ne sont pas des infrastructures capables d’absorber les déchets d’un tourisme désorganisé. L’eau, les sols volcaniques et les zones de végétation fragile ne constituent pas un décor disponible sans limite.

Évaluer le projet avec lucidité avant de réserver

Les voyageurs qui vivent à Douala, ou qui envisagent un séjour prolongé au Cameroun, doivent séparer clairement le projet de randonnée de la question du séjour administratif. Un visa touristique autorise une présence limitée pour des motifs de visite. Il ne remplace ni un titre de séjour ni une autorisation de travail. Une présence dépassant la durée accordée peut entraîner des difficultés au départ, des pénalités ou une restriction lors d’une demande ultérieure.

La fiscalité internationale entre en jeu dès qu’un séjour devient long ou que l’activité professionnelle se poursuit depuis le Cameroun. Le seuil de 183 jours est un repère fréquent pour la résidence fiscale, c’est-à-dire le pays qui peut considérer une personne comme imposable sur ses revenus mondiaux. Ce seuil ne suffit pas à lui seul. Le foyer permanent, le centre des intérêts économiques et les règles de la convention fiscale applicable peuvent aussi intervenir. La France et le Cameroun disposent d’une convention visant à limiter les doubles impositions, mais elle ne supprime pas automatiquement les déclarations dues dans chaque pays.

Un avocat fiscaliste maîtrisant la convention franco-camerounaise devient nécessaire lorsqu’un séjour dépasse 183 jours, lorsqu’une activité indépendante est exercée sur place ou lorsque les revenus annuels concernés atteignent un niveau significatif, par exemple au-delà de 50 000 euros. La raison est précise. Un freelance qui négocie, facture ou dirige durablement son activité depuis le Cameroun peut créer un établissement stable, c’est-à-dire une présence professionnelle suffisamment durable pour entraîner une imposition locale de l’entreprise ou de l’activité.

Les familles avec mineurs doivent aussi vérifier les autorisations de sortie du territoire, la couverture médicale et les responsabilités de l’organisateur. Une autorisation parentale, une copie de pièce d’identité et les coordonnées d’urgence peuvent être exigées selon la nationalité et l’encadrement retenu. Le certificat médical demandé par certaines organisations ne doit pas être considéré comme une formalité décorative. Il sert à identifier des contre-indications à un effort prolongé en altitude.

Le Mont Cameroun impose enfin de respecter la situation locale plutôt que de suivre un itinéraire figé trouvé en ligne. Une route, un accès à un refuge ou une consigne sécuritaire peut changer. La vérification doit intervenir dans les 72 heures précédant le départ auprès de l’agence encadrante, des autorités locales compétentes et des sources consulaires. Le jour du départ, une météo défavorable ou une instruction du guide prévaut sur toute réservation ou ambition de sommet.

Combien de jours faut-il prévoir pour l’ascension du Mont Cameroun ?

Un itinéraire de randonnée encadré prévoit couramment trois jours, avec environ un jour et demi de montée vers le sommet et un jour et demi de retour, souvent par le versant de Man Spring vers Limbé.

Quelle altitude atteint le Mont Cameroun ?

Le point culminant du Mont Cameroun se situe à 4 096 mètres. Le troisième refuge se trouve aux environs de 3 950 mètres, à environ une heure du sommet selon les conditions.

Faut-il un porteur pour faire cette randonnée ?

Le recours à un porteur est fortement recommandé et fait partie de l’organisation de nombreux treks encadrés. Le porteur transporte le grand sac, tandis que le marcheur garde son eau, ses papiers, une protection contre la pluie et des encas dans un petit sac.

Quelle période choisir pour gravir le Mont Cameroun ?

Les mois de décembre, janvier et février sont souvent retenus pour limiter l’exposition aux pluies les plus fortes. La météo reste toutefois changeante sur un volcan de cette altitude et doit être vérifiée juste avant le départ.


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