[Psycho] Maudit syndrome de culpabilité…

Alors voilà : j’avais prévu d’écrire un billet léger, marrant et « frais » sur mes aventures au Canada en hiver… mais les tristes événements de ce vendredi 13 novembre 2015 m’en ont empêchée : trop de colère, trop de tristesse et un énorme sentiment de culpabilité.

Expatriation - Le syndrome de la culpabilité

Je ne suis pas terroriste, je ne veux que la Paix, j’aime la vie, j’aime les gens (sauf les méchants), et pourtant JE ME SENS COUPABLE… Et c’est en me demandant « POURQUOI ? », et si j’étais la seule à ressentir cela, que j’ai réalisé qu’il existe un syndrome de culpabilité chez toute personne vivant à l’étranger.

J’ai essayé de récapituler ci-dessous les situations où on est confronté à cette sensation de culpabilité, ainsi que les « parades » pour y remédier, à savoir :

1- Te sentir coupable de ne pas pouvoir RENDRE HOMMAGE en personne.

C’est l’une de mes principales frustrations : depuis que j’ai quitté la France, j’ai perdu une grand-mère, une tante, un ancien voisin, … et il y a aussi la famille de mes proches et des « inconnus » auxquels j’aurais voulu rendre hommage, tels que ces 120 personnes qui ont perdu la vie au nom de cet horrible, monstrueux, inhumain fanatisme.

Quel sentiment d’impuissance, de ne pas pouvoir honorer « physiquement » un proche (ou à sa famille), lorsqu’il décède : se recueillir sur sa tombe, y déposer des fleurs, un message, une bougie, …

Le pire de cette situation est que la cause de cette absence est souvent matérielle : ne pas pouvoir rentrer « chez soi » faute de pouvoir poser de jours de congé, payer un billet d’avion, rater la réunion nationale dont on est l’animateur, laisser vos enfants (ou les amener)…

Suite à ce 13 novembre qui restera à jamais gravé dans ma mémoire, j’ai néanmoins découvert de magnifiques preuves d’hommage « à distance » : rassemblement de Français devant leur Ambassade, bougies aux fenêtres, envoi de fleurs, messages d’amour, de paix et de solidarité sur les réseaux sociaux. L’un m’a particulièrement émue et je voulais le partager avec vous tous, en espérant que je contribuerai ainsi à l’hommage de Cédric Mauduit (que je ne connais absolument pas) :

« Bonjour les amis !

Comme vous le savez, mon frère, Cedric Mauduit est mort au Bataclan vendredi soir, laissant une femme et 2 enfants (Antoine 7 ans, et Appoline 3,5 ans).

À cause de ma tristesse et de ma colère infinies, je n’ai pas pu dormir la nuit dernière (dans la nuit de samedi à dimanche, ndlr) et j’ai beaucoup réfléchi. Je voulais trouver quelque chose qu’il apprécierait par dessus tout… Et j’ai trouvé !

Voilà le plan : il est le plus grand fan des Rolling Stones et de David Bowie que j’aie jamais connu. Le projet est de trouver un moyen de les inviter pour son enterrement. Alors s’il vous plaît, partagez ce message autant que vous le pouvez pour que ce projet fonctionne ! Ça a l’air un peu fou, mais c’est le moins que je puisse faire pour mon frère bien-aimé. Et puis, c’est une façon de dire merde à la terreur et ‘rock’n’roll’ !

Je sais que ce projet a peu de chances de se réaliser, mais je me dois d’essayer en sa mémoire ! »
Matthieu Mauduit

Quelle merveilleuse façon de rendre hommage à son frère, n’est-ce pas ? Alors partagez vous aussi SVP. 😉

expatriation - Syndrome de culpabililté suite aux attentats à Paris

2- Te sentir coupable de NE PAS ÊTRE PRÉSENT.

Nous avons tous des personnes âgées, malades, handicapées, immobilisées, dépendantes physiquement … parmi nos proches. Ces personnes ont besoin d’une présence et d’une aide physique pour manger, marcher, sortir, communiquer, … VIVRE.

Et résider loin de ces personnes exacerbe notre sentiment d’impuissance : incapables de les aider dans leur quotidien, de les soulager, de les accompagner, de les aider, … on se sent égoïste (et on l’est).

Personnellement, je suis de près la recherche sur la télé-portation depuis mon expatriation. 😉 À quand le claquement de pouce et le déplacement instantané à des milliers de kilomètres ?!? #MonRêve

Pour « compenser » cette absence physique, quelles sont vos « parades » ? Étant consciente que je ne serai plus de ce monde à l’ère de la télé-portation, la mienne consiste à manifester ma présence DÈS que je pense à la personne qui a besoin de moi.

N’étant pas très « téléphone », je m’applique à envoyer un message sur Facebook ou via Whatsapp dès que je pense à cette personne, à la Skyper. Et aux personnes qui n’ont pas d’ordinateur ou qui n’aiment pas ces technologies , j’envoie par la poste une carte postale,  une lettre, des photos, le top du top étant le calendrier avec les photos de famille : il fait fureur. 😀

Ce type de « courrier » est devenu tellement rare qu’il trône généralement dans le salon, sur le frigo, dans le porte-feuille ou, reconnaissance ultime, dans les toilettes (#LieuSacré) de la personne en question qui l’arbore fièrement.

Ces témoignages du quotidien contribuent à rendre notre présence affective, à défaut d’être physique. Et cela permet de rappeler à nos proches que le proverbe « Loin des yeux, loin du coeur » est ARCHI-FAUX.

Expatriation - SYndrome de culpabilité

3- Te sentir coupable d’ÊTRE LOIN.

Apprendre via Facebook ou lors de vacances « chez toi » que l’une de tes très bonnes amies était enceinte… et qu’elle vient d’accoucher, qu’une autre de tes amies est sous anti-dépresseurs, que ton cousin est devenu alcoolique, que tes meilleurs amis divorcent, que ton neveu va chez le psy… alors que tu pensais que tout allait bien pour eux : quelle claque ! 😦

Ta première réaction est de te sentir offusqué, trahi, oublié, négligé et d’en vouloir à ces personnes de ne pas t’en avoir parlé, ni d’avoir partagé leurs peines et leurs souffrances. Une fois ce sentiment d’injustice passé, tu te rends compte que tu ne peux t’en prendre qu’ à toi-même, que c’est toi LE responsable de cet éloignement, physique et affectif.

Je ne sais pas pourquoi, mais les gens ont une fâcheuse tendance à se dire que lorsqu’on vit « loin », on n’a pas envie/besoin d’entendre de mauvaises nouvelles. C’est un état de fait : lorsqu’ils te parlent, tu as l’impression que tout va bien pour eux. Ils ne veulent pas te parler de ce qui ne va pas, ils pensent toujours que tu es pressé, et ils ne t’appellent QUE pour partager les bonnes nouvelles (bon, la grossesse de mon amie en était une, mais elle a oublié de me l’annoncer, et lorsqu’elle s’en est aperçue, vers le 7ème mois, elle n’a pas osé me le dire car elle avait honte de m’avoir « oubliée »… 😦 ).

Pourtant, avec les moyens technologiques actuels (téléphone, ordinateur, etc), nous avons, nous, expatriés, moyen d’être proches « virtuellement ». Consoler, soutenir, épauler, rassurer, c’est possible à distance.

Voilà ce que j’ai trouvé comme moyen de faire parler mes amis ET de savoir si tout va VRAIMENT bien pour eux. À leur question traditionnelle « Ça va ? », je réponds en une phrase sur mon état d’esprit actuel, et j’enchaîne rapidement avec un : « Et toi, quoi de neuf ? ». La réponse étant très souvent : « Tout va bien », « Comme d’hab' », « Rien d’extraordinaire », etc, je poursuis mine de rien avec une question ciblée (sur un sujet sensible pour cette personne) et ouverte, telle que : « À part ça,  Johnny et toi, comment ça va ? », « La santé de ton père, ça va mieux ? », « Ça se passe comment avec les enfants (ou le travail ou le coloc ou la belle-mère ou la belle-soeur) ? ».

Et là, souvent le moulin à parole s’enclenche et te déballe tout. À croire que cette personne n’attendait que ton feu vert pour te faire part de ses angoisses, frustrations, problèmes, …

Conclusion :  c’est àTOI de ne pas laisser le feu au rouge et d’éviter les échanges de banalités, à la Dany Boon (« je vais bien, tout va bien »), si tu veux que ton interlocuteur se confie et te parle sincèrement, sans détour ni façade.

4- Te sentir coupable d’ÊTRE PARENT à l’étranger.

Déjà que c’est pas facile d’être parent, alors à l’étranger, ça l’est encore plus. Non seulement tu dois te débrouiller tout seul puisque ta famille vit à des centaines, voire des milliers de kilomètres (mais bon, ça, mon gars, tu l’as voulu 😉 ), mais tu fais face à des « accusations » auxquelles tu ne t’attendais pas :

  • La famille

Bientôt papa ou maman ? Alors prépare-toi d’ores et déjà à des réflexions du genre « Je l’ai pas vu grandir », « Dommage que vous ne viviez pas ici : je pourrais lui apprendre à faire du vélo » (autres variantes : à nager, à l’amener à la pêche, à un match de foot, au zoo, à la plage, etc). J’ai testé et approuvé détesté. 😦

C’est fou comme ces petites phrases anodines te font culpabiliser en tant que parent, volontairement ou pas, d’ailleurs (Lire à ce sujet : Expat’ : démasque tes ennemis parmi tes proches). À cause de TA décision de vivre à l’étranger, TU prives, TOI l’égoïste, tes enfants de grandir aux côtés de ta famille et de profiter des grands-parents, cousins & compagnie (et inversement surtout, d’ailleurs).

Et ben tu sais quoi ? Fais fi de ces reproches car sache que si tu reviens au pays, tu t’apercevras que ce n’est absolument pas vrai. Des promesses, du vent, des mirages… Tes enfants ne verront pas forcément plus souvent la famille, et même si c’est le cas, la « qualité » de ces moments ne sera certainement pas à la hauteur des jours furtifs passés ensemble, lorsque vous viviez loin les uns des autres. Car ces moments ayant une durée limitée (fin des vacances, etc), ils sont vécus bien plus intensément durant une expatriation que dans une relation à « proximité ».

  • Tes enfants

Alors en vrac : « Ce week-end, on peut aller chez Papi et Mamie ? », « Je veux que (mon cousin) Gégé soit là à mon anniversaire », « Je veux pas rentrer : je veux rester en France », « Pourquoi (mon pote) Jojo, il va tous les jeudi chez sa tata, et pas moi  ? »,

Personnellement, chacune de ces déclarations ou questions est vécue comme une flèche en plein coeur, car elles sont faites en toute innocence et sont spontanées (ce qui n’est pas forcément le cas des adultes de la catégorie précédente… 😉 ). Sentiment de culpabilité extrême !

Sauf que 5 minutes plus tard après ces déclarations, tu entends ton fils dire fièrement qu’il parle 3 langues, tu vois ta fille se réjouir de retrouver sa chambre après des vacances chez Papi et Mamie (alors qu’il a fait une crise à se rouler par terre à l’aéroport quelques heures plus tôt) et tu te rends compte que l’important pour eux, c’est d’être avec leur(s) parents ET que quand tu es heureux dans ton pays d’adoption, tes enfants le sont aussi.

  • TOI

Et oui, au final, tu t’apercevras que c’est TOI, et non les autres, qui es le plus responsable de ce sentiment de culpabilité envers tes enfants . Qui ne s’est jamais dit : « À cause de moi, mes enfants sont/seront déracinés. », « J’aurais dû les envoyer à l’école Française : le niveau y est bien meilleur », « Si on revient en France (ou si on part), ça va perturber mes enfants. ». « Le système de santé n’est pas aussi bon qu’en France, mon enfant est moins bien soigné ici. » ?

Alors, oui, c’est vrai, TU ES RESPONSABLE de cet état de fait, mais comme disait l’autre (qui ne mérite pas qu’on cite son nom…), tu es « Responsable MAIS PAS COUPABLE ». Et puis, c’est bien connu et c’est vrai : les enfants s’adaptent !

Pour t’en convaincre, écoute tes enfants parler une autre langue (et te servir de traducteur, accessoirement), admire leur curiosité, dis-leur que tu es fier d’eux et que tu les aimes. Et tu verras dans leur regard, que la vie d’enfant « expatrié », c’est pas si mal, à partir du moment où on est aimé.

Expat - Syndrome de la culpabilité

Voilà, espèce de coupable, tu sais tout ! 😉

J’ai écrit ce billet « à chaud » et j’ai sûrement omis d’autres situations… et je suis peut-être même complètement à côté de la plaque : serais-je la seule à avoir ce fichu syndrome de culpabilité ?

Expatriation - Syndrome de culpabilité

S’il te plaît, n’hésite pas à me dire si tu partages toi aussi ce sentiment et si ces situations te sont « familières »… ou non !

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17 Comments

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  1.  » ALors en vrac : « Ce week-end, on peut aller chez Papi et Mamie ? », « Je veux que (mon cousin) Gégé soit là à mon anniversaire », « Je veux pas rentrer : je veux rester en France », « Pourquoi (mon pote) Jojo, il va tous les jeudi chez sa tata, et pas moi ? »  »

    Avant de nous expatrier, nous habitions loin de nos familles respectives : nous vivions à Caen et nos familles étaient en région parisienne, à Marseille. Ces questions, nous y avons eu droit, un peu. Mais le revers de la médaille, et il est positif pour une fois, c’est qu’ayant vécu à 4 tout le temps -et ayant bricolé souvent pour arriver à tout gérer- nous n’avons pas détendu des liens affectifs existant.
    Nous étions 4 en Normandie, nous avons transposé notre famille ailleurs.

    Pour le reste… fichue culpabilité. Merci pour cet article, et les autres !

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  2. Bonjour Laurence,
    Merci d’avoir su trouver les mots à mettre sur ces maux qui parfois me grignotent le cœur jusqu’à ce qu’un petit nuage noir s’installe bien confortablement au-dessus de ma tête d’expat’.
    Avec mon mari, nous avons quitté la France pour « tenter l’aventure au Québec ».
    Je sens bien que notre choix est remis en cause dès que nous parlons de nos difficultés.
    Et chaque ami qui n’a pas le moral, qui se marie, qui fait sa pendaison de crémaillère ou fête son anniversaire (…) me donne l’impression de ne pas assurer…
    Bref… « maudit syndrome de culpabilité »! et merci pour tes astuces 😉

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  3. C’est tout à fait ça!
    Moi aussi, je me suis déracinée volontairement et avec beaucoup de bonheur.. Même si je me reconnais bien dans ces situations – et je me prépare à pire (future maman….)
    Je suis heureuse de te découvrir
    Anne

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  4. Même si je me suis déracinée volontairement moins loin que toi, je me reconnais parfaitement dans cette culpabilité.. Et me prépare à pire (future maman..)
    Je suis heureuse de te découvrir
    Anne

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  5. Bienvenue dans le « Club des expats névrotiques »! On est nombreux! 😉 Eh oui, on en arrive même à se sentir coupable de choisir sa vie et d’être heureux! C’est dingue! Personnellement, j’essaie de gérer ma culpabilité liée à l’éloignement (et tout ce que tu as décrit) en vivant intensément, en profitant au maximum de tout ce que la vie m’offre. Les aspects négatifs de l’éloignement pèsent alors moins lourds. Je montre aussi beaucoup plus à mes proches que je tiens à eux, que leur vie m’intéresse…Après 13 ans d’expatriation, je constate que je n’entends presque plus de phrases culpabilisantes (il y en a peu et j’ai un bon filtre!). Quel boulot tout ça! Mais rien n’est jamais acquis… une petite rechute est toujours possible! 😉

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  6. Et bien moi je n’ai aucun mais alors aucun sentiment de culpabilité =D
    C’est grave docteur ?

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  7. Bonjour,

    Je ne partage ni ne comprend ce sentiment dont vous parlez. Ayant quitte la France il y a 16 ans, fonde une famille avec quequ’un d’une nationalite diferente de la mienne pour finir en divorcant, je ne me suis pas pour autant flagelle sur ce qui aurait pu etre en restant au pays.

    Tout d’abord sur le divorce (avec enfant). Il me semble qu’il y a assez de divorce en France pour dire que rester au pays n’es pas un facteur dans cette equation. Parfois, le choses fonctionnent un temps puis ne fonctionne plus quelques années plus tard et ce de chaque cote de la frontiere. C’est le chaos de la vie.

    Votre famille de sang au pays fait elle surgir en vous ce sentiment de culpabilite ? Vous faites beaucoup. Vous apprenez des langues differentes, Vous devez recommencer le cercle social de 0, vous perdez beaucoup de reperes et devez rapidemment en reprendre bcp d’autres… Vous en avez assez fait !

    Voila pour le cote famille, le plus important. Sur le recueillement suite aux attentats, n’oublions pas que la carte n’est pas le territoire: faire acte de recueillement ne veut pas forcemment dire se recueillir. Vous pouvez accomplir cela simplement a l’interieur de vous-meme, sans obligatoirement le partager avec d’autres. C’est a mon sens un signe de maturite spirituelle, mais cela n’est qu’une opinion.

    La culpabilite ronge surement en secret bien plus ceux qui n ont jamais vraiment coupe le cordon ombilical en restant dans le giron familial que ceux qui font ce que bcp d’animaux accomplissent: prendre leur envol, aussi lointain soit il.

    Bien a vous.

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  8. Et bien personnellement, je ne ressens pas ce sentiment de culpabilité.
    On peut me traiter d’égoïste, mais je trouve que, quand on a fait le choix de vivre à l’étranger, c’est que finalement on souhaitait s’éloigner de tout ça, de la France, de la famille, du reste.
    Je ne dis pas que ma famille ne me manque pas, que mes amis ne me manquent pas (mais je leur parle régulièrement, puis finalement chacun fait sa vie, et on se voit quasiment autant que si on vivait d’un bout à l’autre de la France).
    Quand à être coupable de ne pas être présent aux enterrements ou lors des hommages… Comme vous le dites très justement, finalement on peut rendre hommage partout. Y compris à l’étranger.
    Être loin n’empêche pas de rendre hommage à ces personnes que l’on a connues. De penser à elles, de leur envoyer des petites attentions.

    Du reste pour les mariages, les naissances etc. c’est sûr qu’il faut aller aux nouvelles. Et essayer de rentrer en France, quand on peut. Mais du reste, il n’a pas à se sentir coupable d’être à l’étranger. On a fait le choix d’être dans une vie qui nous rend heureux. Alors soyons-le !
    Et puis, en plus, ceux restés au pays nous envie parfois. Après tout, quand ça ne va pas, il suffit de se rappeler pourquoi on a quitté la France. Et personnellement ma réponse, c’est fuir certaines choses, comme le climat actuel justement !

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  9. Ce qui revient beaucoup dans ton article c’est le regard des autres 🙂
    Et les autres, ils habitent pas avec toi 🙂 donc comme tu le dis l’important c’est que tu te sens heureuse et ça c’est déjà pas mal!

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